Quand Histovec ne répond pas à votre question, trois services prennent le relais : Autorigin, CarVertical et Automoli, avec Odopass en option. Le premier suit les véhicules français comme importés. Le deuxième travaille à partir du VIN (le numéro d’identification du véhicule, aussi appelé numéro de châssis). Le troisième croise plus de 900 bases pour les achats à prix élevé. Histovec reste pourtant votre première étape, car il est gratuit et officiel. Le tableau compare les quatre services d’un coup d’œil, puis chaque section vous aide à choisir celui qui correspond à votre voiture.
🔎 L’essentiel à retenir
Histovec en premier
Gratuit et officiel, il couvre l’historique administratif français.
Import : un autre service
Autorigin, CarVertical ou Autoviza comblent l’angle mort des voitures étrangères.
Inspection en dernier
Aucun rapport ne remplace le contrôle d’un mécanicien.
| Service | Prix | Donnée d’entrée | Véhicules importés | Sinistres | Point fort | Limite |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Histovec | Gratuit | Carte grise du propriétaire | Non | Non, sauf procédure d’expertise | Données officielles | Rien avant l’immatriculation française |
| Autorigin | Payant | Immatriculation ou VIN | Oui | Oui | Usage (taxi, location) et propriétaires | Dépend des bases alimentées |
| CarVertical | Payant | VIN | Oui, selon le pays | Oui | Kilométrages successifs | Couverture variable |
| Automoli | Payant | Immatriculation ou VIN | Oui | Oui | Vols, entretien, contrôles techniques | Couverture jamais totale |
Histovec suffit-il pour un véhicule importé ou accidenté ?
Pas toujours. Ce service officiel génère un rapport à partir de la carte grise du propriétaire, qui vous le transmet par lien. Vous y lisez le nombre de propriétaires, les éventuels gage, opposition ou déclaration de vol, les contrôles techniques avec leur kilométrage, et les procédures VGE (véhicule gravement endommagé) et VEI (véhicule économiquement irréparable). Sur ce périmètre, ce sont des données officielles fiables.
Le problème vient de ce qu’il ne voit pas. Voici ses angles morts :
- Véhicules importés : aucune donnée avant l’immatriculation française.
- Sinistres non déclarés : un choc réparé hors procédure d’expertise reste invisible.
- Données françaises uniquement : aucun partenariat avec des acteurs privés ou étrangers.
- Indisponibilités : le service plante parfois lors des mises à jour de données.
Beaucoup d’internautes cherchent « Histovec plaque » : l’outil ne fonctionne pas à partir de la seule plaque d’immatriculation. Le propriétaire doit générer le rapport avec sa carte grise. Un vendeur qui refuse de le faire vous donne déjà une information.
Que valent Autorigin, CarVertical et Automoli face à Histovec ?
Comparez-les sur trois critères : l’origine des véhicules couverts, la nature des données et le prix, qui va de quelques euros à environ 30 € selon la profondeur du rapport. D’autres noms existent : Odopass, Autoviza (partenaire de Carfax, utile pour l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la Scandinavie), Certificare (centré sur la fraude kilométrique) et Carfax pour les voitures d’origine anglo-saxonne.
Autorigin pour les véhicules français et importés
Autorigin recense les propriétaires successifs, leur durée de détention, l’usage passé (particulier, loueur, auto-école, taxi), les relevés de kilométrage, les sinistres et les gages. Il indique aussi si la voiture a quitté le parc français. Ses partenariats avec Briocar et Alcopa Auction nourrissent ses bases. Sa limite : sur un modèle ancien ou peu circulé, le rapport peut sortir mince.
CarVertical pour un contrôle à partir du VIN
Le rapport payant de CarVertical s’appuie uniquement sur le VIN. Il compile kilométrages successifs, dommages signalés, usage antérieur (flotte, location, taxi) et annonces de vente passées. La couverture change selon le pays d’origine de la voiture. Un rapport vide ne veut donc pas dire « voiture saine » : recoupez avec une seconde source.
Automoli pour un achat à prix élevé
Automoli interroge plus de 900 bases, dont la NAP néerlandaise et le NMVTIS américain, et reste compatible avec le SIV français. Il remonte les vols signalés, l’entretien, les contrôles techniques et les dommages déclarés. Sur une voiture à plusieurs dizaines de milliers d’euros, ce niveau de détail justifie le prix.
Quelle alternative à Histovec choisir selon votre situation ?
Le bon réflexe consiste à procéder par paliers : Histovec d’abord, puis un service payant dès que votre cas sort du cadre ou qu’un doute subsiste.
Véhicule français et budget limité
Demandez le rapport Histovec au vendeur, c’est un contrôle gratuit de l’historique déjà solide. Si une incohérence apparaît (kilométrage, nombre de propriétaires), ajoutez Autorigin. Face à un particulier, cumulez les sources, car personne ne vous garantit l’exhaustivité d’un document fourni par le vendeur.
Véhicule importé
Histovec ne voit rien de la vie étrangère de la voiture. Choisissez Autorigin, CarVertical ou Autoviza, et privilégiez celui dont les sources couvrent le pays d’origine. Pour une voiture venue d’Italie ou d’Espagne, Autoviza et son lien avec Carfax méritent un coup d’œil.
Achat à prix élevé ou besoin de détails sur les sinistres
Pour une voiture premium ou de collection, Automoli ou CarVertical sécurisent la dépense. Si vous voulez connaître la nature des dommages et des réparations, seules les plateformes payantes en donnent le détail. Histovec s’arrête à la procédure administrative.
Comment retrouver l’origine d’une voiture avec le VIN et l’immatriculation ?
La méthode se joue en deux temps : le travail sur les documents avant d’aller voir la voiture, puis le contrôle sur place.
Contrôler le VIN et les documents avant la visite

Le VIN compte 17 caractères. Voici l’ordre des vérifications :
- Relevez le VIN sur la plaque constructeur et au bas du pare-brise, puis comparez-le à la carte grise.
- Croisez-le avec le rapport obtenu : un seul caractère différent suffit à écarter l’annonce.
- Demandez le certificat de situation administrative pour vérifier l’absence de gage ou d’opposition.
Inspecter le véhicule et recouper les kilométrages
Sur place, feuilletez le carnet d’entretien et les factures : elles doivent correspondre au rapport. Repérez les incohérences visibles, comme une peinture différente d’un panneau à l’autre ou une usure des pédales qui contredit un faible kilométrage. Terminez en alignant trois relevés : compteur, rapport et contrôles techniques.
Quels signaux d’alerte dans un rapport trahissent une fraude ou un sinistre caché ?
Quelle que soit la source, lisez le document avec ces points en tête :
- Kilométrage : la courbe doit monter de façon plausible, sans trou ni baisse.
- Sinistres : tout dommage signalé doit s’expliquer par une facture ou se vérifier sur la voiture.
- Propriétaires et usage : nombre, durée de détention, passage en flotte, taxi ou location.
- Situation administrative : gage, opposition, vol, statut VGE ou VEI.
- Cohérence du VIN et des dates : première mise en circulation et immatriculation française doivent s’enchaîner logiquement.
Un rapport réduit le risque sans le supprimer : une voiture sans accident déclaré peut être mal entretenue, et une voiture réparée peut rester fiable. Faites donc passer le véhicule chez un mécanicien avant de signer.


