Pour la grande majorité des acheteurs, le meilleur moteur du Dacia Duster est le 1.2 Eco-G 120 couplé à la boîte automatique : c’est la motorisation qui offre le meilleur équilibre entre coût d’achat, coût d’usage au quotidien et confort de conduite. La gamme a été entièrement renouvelée, le diesel a disparu, et quatre motorisations sont désormais disponibles, dont trois électrifiées. Selon votre profil, une autre option peut s’avérer plus adaptée. Voici comment trancher.
⚙️ L’essentiel à retenir
Coût d’usage le plus bas
Le GPL revient à 85 à 89 euros pour 1 000 km, contre 115 à 127 euros pour les versions essence.
Hybride pour la ville
Le full hybrid 155 ch est pertinent en usage urbain intensif, avec zéro malus et la consommation la plus basse de la gamme.
4×4 uniquement si besoin réel
Le Hybrid-G 150 4×4 est la seule version à transmission intégrale. Inutile en usage exclusivement routier.
| Moteur | Puissance | Carburant | Boîte | Conso mesurée | Coût / 1 000 km | Prix Expression | Malus |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1.2 Eco-G 120 | 120 ch | Essence / GPL | BVM ou BVA | 8,6 L GPL | 85 à 89 € | 23 900 € | 400 € |
| 1.2 Mild Hybrid 140 | 140 ch | Essence | BVM seule | 6,3 L | 127 € | 25 600 € | 400 € |
| 1.8 Hybrid 155 | 155 ch | Essence | BVA seule | 5,7 L | 115 € | 26 900 € | 0 € |
| Hybrid-G 150 4×4 | 150 ch | Essence / GPL | BVA | NC | NC | Plus cher | 400 € |
Les 4 moteurs du Duster se valent-ils vraiment ?
Sur le papier, quatre motorisations, c’est du choix. Dans la réalité, elles ne répondent pas du tout aux mêmes usages ni aux mêmes budgets. Voici ce que vaut chacune en conditions réelles, au-delà des fiches techniques.
1.2 Eco-G 120 : le champion du coût d’usage
Ce trois cylindres turbo de 120 ch fonctionne en bicarburation essence et GPL, avec deux réservoirs indépendants de 50 litres chacun. L’autonomie totale dépasse 1 200 km sur un plein complet, ce qui en fait une motorisation particulièrement confortable sur longs trajets.
À 85 à 89 euros pour 1 000 km au GPL, c’est de loin le bloc le moins gourmand pour votre budget carburant. La boîte automatique à double embrayage, disponible en option à partir de 1 600 euros dès la finition Expression, supprime les à-coups typiques du trois cylindres en boîte manuelle. Seul point à anticiper : le réservoir GPL empiète sur le coffre, qui passe de 565 à 495 litres.
1.2 Mild Hybrid 140 : performant mais coûteux à l’usage
Le mild hybrid 140 ch embarque un alterno-démarreur 48 volts qui récupère de l’énergie en décélération et assiste légèrement le moteur à l’accélération. Résultat : 140 ch pour une consommation mesurée à 6,3 L/100 km. Le coffre atteint 565 litres, le plus grand de la gamme, puisqu’il n’y a pas de réservoir GPL.
Le problème vient du coût d’usage : sans accès au GPL, vous payez 127 euros pour 1 000 km, soit le tarif le plus élevé de la gamme. La boîte manuelle est imposée, sans alternative automatique possible. Sur 15 000 km par an, l’écart avec l’Eco-G 120 en GPL représente environ 600 euros de carburant supplémentaire, ce qui rend le surcoût d’achat de 1 700 euros difficile à amortir.
1.8 Hybrid 155 : la douceur a un prix
Le full hybrid 155 ch associe un quatre cylindres atmosphérique de 105 ch à deux moteurs électriques. C’est la motorisation la plus puissante et la plus sobre de la gamme en même temps, avec 5,7 L/100 km mesurés. La boîte automatique est de série. En circulation urbaine, le moteur thermique se coupe fréquemment pour laisser place à l’électrique, ce que vous ressentez clairement dans la fluidité de conduite.
Ce bloc est partagé avec le Jogger et le Bigster, ce qui lui confère un recul terrain appréciable en termes de fiabilité des moteurs Renault. Le malus CO2 est nul, ce qui réduit l’écart réel d’achat à environ 2 600 euros face à l’Eco-G 120 en boîte automatique. L’amortissement reste long, autour de huit ans à 15 000 km par an, mais la conduite y gagne nettement.
Hybrid-G 150 4×4 : la seule option tout-terrain
L’Hybrid-G 150 4×4 reprend le bloc trois cylindres bicarburation essence/GPL, auquel s’ajoute un moteur électrique de 31 ch sur l’essieu arrière. Pas d’arbre de transmission mécanique : la motricité intégrale est assurée uniquement par ce moteur arrière, selon trois modes (traction avant, propulsion arrière, quatre roues motrices).
C’est la version la plus chère de la gamme et la seule à offrir une vraie capacité tout-terrain. Elle n’est pas disponible en finition Journey. Si votre usage est exclusivement routier, le surcoût n’a aucune justification pratique.

Quel moteur correspond à votre situation concrète ?
La motorisation idéale dépend avant tout de votre usage réel, de votre kilométrage annuel et de votre accès au réseau GPL. Voici une lecture directe selon votre profil.
Grand rouleur (15 000 km/an et plus)
Le 1.2 Eco-G 120 en boîte automatique est la réponse la plus cohérente. À 15 000 km par an, vous économisez entre 390 et 630 euros de carburant par rapport aux versions essence, selon la motorisation comparée. L’autonomie totale de plus de 1 200 km est un vrai confort sur route. La finition Journey ajoute le GPS intégré, le régulateur adaptatif et le chargeur à induction, pour un rapport équipement/prix difficile à battre sur ce segment.
Le réseau GPL compte plus de 2 000 stations en France. En cas d’absence, le véhicule bascule automatiquement sur l’essence : il n’y a aucune contrainte réelle au quotidien, même si votre itinéraire habituel passe par des zones moins densément équipées. Pour mieux cerner les générations de Duster à éviter en occasion, notamment les anciens blocs essence, il vaut la peine de s’y intéresser avant d’arbitrer entre neuf et seconde main.
Conducteur urbain ou budget serré
En ville, le full hybrid 155 ch tire pleinement parti de ses deux moteurs électriques. La consommation chute dans les embouteillages, là où les motorisations thermiques classiques sont le plus pénalisées. Le malus nul à l’achat réduit l’écart de prix face aux autres versions.
Si votre budget est prioritaire, l’Eco-G 120 en boîte manuelle à partir de 19 990 euros reste l’entrée de gamme la plus accessible du segment SUV compact en ce moment. La finition Essential est sobre en équipements, mais la mécanique est identique. Pour 23 900 euros en Expression, vous gagnez la climatisation automatique, les capteurs de stationnement et la compatibilité avec la boîte automatique en option.
Quel est le moteur Duster le plus fiable ?
Le diesel, longtemps considéré comme la référence de longévité sur les générations précédentes, a disparu de la gamme actuelle. La question de la fiabilité se pose donc différemment sur les nouveaux blocs.
Le full hybrid 155 ch est celui qui offre aujourd’hui le plus de recul. Partagé entre plusieurs modèles du groupe, il accumule un nombre de kilomètres au compteur suffisant pour que les ateliers aient identifié ses points de vigilance, sans signaler de problème structurel majeur. C’est un argument réel si vous comptez conserver le véhicule au-delà de 150 000 km.
Le bloc trois cylindres 1.2L turbo, commun à l’Eco-G 120 et au Mild Hybrid 140, est moins éprouvé sur la durée. Il demande un entretien de l’huile moteur rigoureux, avec des intervalles de vidange respectés à la lettre. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est un point à surveiller, surtout en achat d’occasion sur les premières années de mise en circulation.
L’Hybrid-G 150 4×4, avec son moteur électrique arrière sans transmission mécanique, est une architecture trop récente pour tirer des conclusions solides. À l’achat d’un exemplaire d’occasion, la prudence s’impose : préférez un historique d’entretien complet et évitez les kilométrages élevés sans garantie constructeur active.
Sur les générations précédentes, les 1.2 TCe 125 ch ont présenté des problèmes de chaîne de distribution documentés. Si vous envisagez un Duster de seconde main avec ce bloc, un contrôle préalable chez un spécialiste reste la meilleure assurance avant de signer.


