Quel Renault Kadjar occasion choisir selon son motorisation ?

Kadjar occasion Lequel choisir ?

Le Renault Kadjar occasion offre une décote rapide et un coffre de 472 litres parmi les meilleurs du segment. Mais acheter un Kadjar sans regarder le moteur en premier, c’est prendre un risque inutile. Les deux générations du modèle n’ont pas du tout le même profil de fiabilité : la Phase 1 (2015-2018) concentre les blocs problématiques, tandis que la Phase 2 (à partir de 2019) arrive avec des motorisations nettement plus abouties. Le tableau ci-dessous résume les verdicts avant d’entrer dans le détail.

🔑 Ce qu’il faut retenir avant d’acheter

1.3 TCe 140 (Phase 2) = meilleur choix toutes catégories
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1.2 TCe 130 à éviter

Casse moteur fréquente avant 30 000 km, peu importe le prix affiché.

Phase 2 = fiabilité améliorée

Les blocs post-restylage réduisent significativement les risques en occasion.

🔧

Boîte manuelle en priorité

Plus fiable et moins coûteuse à entretenir que les boîtes automatiques Phase 1.

La motorisation prime toujours sur la finition en occasion. Un Kadjar Zen avec le bon moteur vaut mieux qu’un Intens sur un bloc risqué.
Moteur Phase Fiabilité Usage idéal Verdict
1.2 TCe 130 1 Mauvaise Aucun À éviter absolument
1.3 TCe 140 2 Bonne Mixte ville/route Meilleur choix
1.6 TCe 165 1 Neutre Conduite dynamique Neutre
1.5 dCi 110 1 Moyenne Urbain / petits trajets Acceptable avec conditions
1.6 dCi 130 1 Risquée Tous trajets Conditionnel
Blue dCi 115 2 Bonne Urbain / semi-urbain Bon choix Phase 2
1.7 dCi 150 2 Très bonne Autoroute / gros rouleurs Meilleur diesel

Quel moteur essence choisir sur le Kadjar ?

Le Kadjar essence se décline en trois blocs selon la génération. Les écarts de fiabilité entre eux sont suffisamment marqués pour que le choix soit, dans les faits, assez simple à faire.

1.2 TCe 130 : le moteur à fuir absolument

Ce bloc est le seul moteur du Kadjar pour lequel le verdict est sans appel, quelle que soit la situation. Le 1.2 TCe 130 souffre d’une surconsommation d’huile structurelle qui provoque une mauvaise lubrification du moteur, avec des casses constatées avant 30 000 kilomètres. Sous garantie constructeur, Renault prenait en charge les réparations. En occasion, c’est vous qui payez, et la facture peut dépasser le prix du véhicule.

Même un exemplaire affiché à prix réduit avec un kilométrage bas reste un pari trop risqué. Il n’existe pas de profil acheteur pour lequel ce moteur représente un choix raisonnable.

1.3 TCe 140 : le meilleur choix en essence

Disponible uniquement sur la Phase 2, ce bloc est ce que Renault aurait dû proposer dès le lancement du Kadjar. Fiable, sobre à 6,2 L/100 km en usage mixte, et compatible avec la boîte EDC 7 rapports sans les problèmes rencontrés en Phase 1, il convient à la grande majorité des profils d’acheteurs.

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Sa cote de revente est meilleure que celle des diesels équivalents, ce qui en fait un choix pertinent sur le long terme. Pour un usage mixte ville et route, ou des trajets autoroutiers réguliers sans kilomètres excessifs, c’est la motorisation à cibler en priorité sur des exemplaires à partir de 2019.

1.6 TCe 165 : verdict neutre

Le 1.6 TCe 165 est le bloc le plus puissant de la gamme essence, mais aussi le plus rare en occasion. Les retours sur sa fiabilité à long terme restent insuffisants pour formuler une recommandation claire dans un sens ou dans l’autre. Si vous cherchez un Kadjar avec un peu plus de caractère à la conduite et que vous acceptez cette incertitude, il peut être envisagé, à condition de disposer d’un historique d’entretien complet. Pour tous les autres, le 1.3 TCe 140 reste le choix plus sage.

Quel moteur diesel choisir sur le Kadjar ?

Le Kadjar diesel a longtemps représenté l’essentiel des ventes, ce qui explique l’abondance d’exemplaires en occasion. Quatre blocs coexistent selon la génération, avec des profils de risque très différents. Voici comment les distinguer.

Moteur diesel Renault Kadjar vue rapprochée compartiment

1.5 dCi 110 : acceptable si l’entretien est documenté

Le 1.5 dCi 110 consomme peu (autour de 4,3 L/100 km en usage mixte) et reste à l’aise sur les trajets urbains et quotidiens. Mais il demande une vigilance particulière sur deux points avant tout achat.

  • La courroie de distribution doit être changée tous les 160 000 km ou six ans. Si ce remplacement n’a pas été fait et que l’échéance approche, négociez le coût de l’intervention dans le prix d’achat.
  • Le turbo et les injecteurs peuvent présenter des défaillances ponctuelles. Des factures d’entretien complet chez un professionnel sont le meilleur indicateur de sérieux.

Un rappel constructeur portant sur la reprogrammation du système antipollution a également concerné les exemplaires produits avant juillet 2015. Vérifiez qu’il a bien été effectué. Si toutes ces cases sont cochées, ce moteur reste une option honnête pour un petit rouleur.

1.6 dCi 130 : conditionnel

C’est le diesel le plus diffusé sur le Kadjar Phase 1, et celui qui génère le plus de questions de la part des acheteurs. Sa consommation est raisonnable (sous 6 L/100 km), et il tient bien la route sur tous types de trajets. Mais il présente un risque lourd qu’il faut connaître avant d’avancer.

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Une casse de turbo peut entraîner une casse moteur par contamination du circuit d’huile. Le coût de réparation dépasse régulièrement 11 000 euros. Renault peut participer hors garantie dans certains cas, mais ce n’est pas systématique. Sur ce moteur en particulier, l’historique d’entretien chez Renault est un indicateur fiable du soin apporté au véhicule.

Deux autres points à inspecter avant achat :

  • Les roulements avant, sujets à une usure prématurée sur ce bloc.
  • Un éventuel tirage à droite, lié à des ressorts de suspension défaillants, fréquent sur les versions diesel Phase 1.

Ce moteur n’est pas à rejeter, mais il nécessite une inspection professionnelle et un dossier d’entretien irréprochable. La boîte X-Tronic proposée en option sur ce bloc est à éviter : agrément limité et surconsommation. Préférez la boîte manuelle.

Blue dCi 115 : valeur sûre en Phase 2

Le Blue dCi 115 est le diesel du restylage. Par rapport au 1.5 dCi qu’il remplace en partie, il affiche une fiabilité améliorée et une consommation encore plus basse (3,9 L/100 km en extra-urbain). C’est le bon choix pour un usage principalement urbain ou semi-urbain avec un budget orienté Phase 2. Sa faible diffusion en occasion signifie que les exemplaires disponibles sont souvent bien entretenus et peu kilométrés.

1.7 dCi 150 : le meilleur diesel occasion

Le 1.7 dCi 150 est rare, mais il représente le meilleur rapport fiabilité-performances du catalogue diesel Kadjar. Disponible en version 4×4, il convient parfaitement aux gros rouleurs et aux longs trajets autoroutiers. Les retours sur ce bloc sont très positifs. Comptez autour de 19 000 à 20 000 euros pour un exemplaire en bon état avec un kilométrage raisonnable. Si votre budget le permet, c’est la meilleure option diesel disponible en occasion.

Boîte manuelle ou automatique sur le Kadjar ?

La réponse courte : boîte manuelle sur tous les moteurs où elle est disponible. Elle coûte moins cher à l’achat, moins cher à entretenir, et les risques de panne sont sans commune mesure avec les boîtes automatiques de Phase 1.

La boîte EDC de Phase 1 a concentré de nombreuses remontées terrain : bruits au démarrage à froid, patinage, refus de passage de rapport. Ces symptômes peuvent nécessiter une reprogrammation ou un remplacement complet. Sur la Phase 2, la boîte EDC couplée au 1.3 TCe 140 est nettement plus fiable, mais elle mérite quand même une vérification au démarrage à froid lors de l’essai. La boîte X-Tronic disponible sur le 1.6 dCi 130 est à éviter : outre son agrément moyen, elle pénalise la consommation de carburant de façon notable.

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Si vous hésitez entre un Kadjar automatique Phase 2 et un manuel Phase 1 à tarif identique, la boîte manuelle reste le choix le plus sûr dans la grande majorité des situations. La question essence ou diesel mérite aussi d’être posée en amont, car elle influe directement sur les options de transmission disponibles selon les blocs.

Quels points vérifier avant d’acheter un Kadjar d’occasion ?

Au-delà du choix de motorisation, quelques vérifications concrètes permettent d’éviter les mauvaises surprises au moment de l’achat. Voici les points à contrôler systématiquement :

  • Carnet d’entretien et factures : un historique complet chez un professionnel est le signe le plus fiable du soin apporté au véhicule.
  • Niveau et consommation d’huile : indispensable sur le 1.2 TCe et le 1.5 dCi, deux blocs connus pour leur appétit en lubrifiant.
  • État du turbo : sur le 1.5 dCi et le 1.6 dCi, demandez les factures d’intervention éventuelles et écoutez le comportement moteur à chaud.
  • Courroie de distribution : uniquement sur le 1.5 dCi 110, vérifiez la date et le kilométrage du dernier remplacement.
  • Rappels constructeur : quatre rappels ont été émis (airbag, longerons, antipollution, catalyseur). Vérifiez lesquels concernent l’exemplaire visé et s’ils ont été effectués.
  • Comportement boîte EDC : testez impérativement au démarrage à froid, en ville et en accélération franche.
  • Électronique embarquée : le système R-Link 2 est sujet à des bugs fréquents (GPS, écran, Bluetooth). Testez toutes les fonctions lors de l’essai.
  • Étanchéité optiques et joints de pare-brise : les feux arrière prennent l’eau et les joints se déclipsent sur certains exemplaires Phase 1.
Profil acheteur Moteur conseillé Phase Finition cible
Fiabilité maximale 1.3 TCe 140 2 (2019+) Intens ou Evolution
Gros rouleur / autoroute 1.7 dCi 150 2 Intens
Petit budget diesel 1.5 dCi 110 1 Zen
Usage diesel avec budget moyen 1.6 dCi 130 1 Intens
À éviter absolument 1.2 TCe 130 1
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Julien Marchand

Je suis garagiste depuis pas mal d’années, et ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est partager ce que je sais. La mécanique, ce n’est pas juste des boulons et des clés, c’est de la logique, de la patience et un peu d’instinct. J’aime aider ceux qui veulent comprendre comment fonctionne leur voiture, leur montrer les bons gestes, les erreurs à éviter. Je crois qu’on apprend vraiment en mettant les mains dedans. Mon but, c’est que chacun puisse prendre confiance, savoir entretenir sa voiture sans stress. Je ne garde pas mes secrets pour moi, parce que la mécanique, c’est fait pour être transmise, pas gardée sous clé.

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